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LES RIVERAINS DE LA BUTTE-AUX-CAILLES

Aimer son quartier et protéger son cadre de vie

Nos actions auprès de la Préfecture de Police de Paris :

                                                                                                                                                           

LES RIVERAINS DE LA BUTTE-AUX-CAILLES

 

aimer son quartier et proteger son environnement

Association déclarée loi de 1901 (J.O.26 janvier 1995, n°1076) OBJET: « défense des intérêts des riverains, lutte contre les bruits,

toutes formes de nuisances et pollutions entraînées par la présence des débits de boisson, cafés, restaurants et établissements divers… »

 

http://lesriverainsdelabutteauxcailles.fr/

Adresse postale : Association Les Riverains de la Butte aux Cailles, Maison des associations du 13è, Boite 84, 11 rue Caillaux, 75013 Paris - @ : lrdbac@gmail.com - TEL.  07 81 30 97 73

Membre du Réseau national « Vivre la Ville ! » http://www.vivre-la-ville.fr/

Membre du Réseau « Vivre Paris ! »  http://www.vivre-paris.fr/

Membre du Conseil National du Bruit

 

 

OBJET : demande de soutien pour un arrêté préfectoral interdisant la vente à emporter et la consommation d’alcool dans le quartier de la Butte aux Cailles

Envoi par courriel suivi de courrier postal

 

 

                                                                                                                                  Paris, le 16 avril 2015

 

Monsieur le Préfet,

 

 

En ma qualité de représentante de l’association « Les riverains de la butte aux Cailles », j’ai l’honneur de vous faire part de ce que nous demandons qu’un arrêté soit pris aux fins d’interdire la vente à emporter et de la consommation d’alcool sur la voie publique, hors terrasses autorisées dans le quartier de la butte aux Cailles.

 

Cette demande découle des troubles à l’ordre public affectant les soirées et nuits de notre quartier. Il s’agit d’un état de fait persistant depuis un an et actuel. Il est indéniablement causé par le fait lui aussi persistant et actuel d’une consommation massive d’alcool sur la voie publique en dehors même des terrasses autorisées. Les manifestations de ces troubles sont les suivantes : 

 

- des tapages sur la voie publique ayant des incidences sur les conditions de repos et de sommeil des riverains exposés,

- le comportement agité d’une grande partie de la clientèle perturbant la vie des riverains,

- l’obstruction pour tous du passage piéton sur la voie publique du fait des masses qui stationnent,

- la difficulté d’accès à des portes cochères du fait des masses qui stationnent,

- le danger pour tous, créé par le stationnement sur la route de consommateurs, souvent en état d’ébriété,

- l’insalubrité créée par les déjections de toutes sortes qui jonchent les trottoirs et les recoins des immeubles.

 

A preuve de la situation que nous décrivons, nous produisons :

 

- une série de graphiques (cf. PJ) représentatifs, issus de mesurages objectifs effectués par une sonde posée dans

notre quartier depuis plusieurs mois. Ces graphiques montrent que, la nuit, les émergences montent de 60 à 80

dB (A), alors que l’OMS fixe le seuil de tolérance compatible avec un repos réparateur à une limite de 40 d

(A). Nous pourrons vous expliciter les conditions de ces mesurages et produire des résultats plus nombreux.

- un CD joint à la version papier de ce courrier, comportant des photographies et films réalisés par des riverains

et déjà produits au commissariat et à Monsieur le sous-Préfet Y. CORDIER.

 

Concernant la preuve de l’insalubrité, elle est constituée d’elle-même par le fait que notre quartier est l’objet d’un service municipal renforcé pour nettoyer les déjections produites par la nuit.

 

Nous insistons sur la nécessité de pouvoir contrôler la non consommation d’alcool sur la voie publique en la saisissant à sa source, ce qui suppose que l’interdiction vise la vente à emporter par les commerces de toutes sortes en sus de la consommation sur la voie publique.

 

Nous rappelons, pour terminer, qu’un tel arrêté avait été édicté le 30 avril 2011. Il avait été bien respecté jusqu’à son annulation en mai 2012, pour des raisons propres à ne pas être reproduites. L’arrêté de 2011 avait considérablement apaisé les tensions de notre quartier, sans que les commerces périclitent, comme le montrait ostensiblement leur taux de fréquentation effectif. Nous avons pris le temps de l’observation – une année - avant de demander un nouvel arrêté. Le constat de l’ampleur de la dégradation qui s’est produit en un an est si édifiant aujourd’hui, qu’il rend la décision d’un nouvel arrêté urgente.

 

Me tenant à votre disposition et vous remerciant par avance de l’attention portée à ce courrier, je vous prie de recevoir, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

 

                                                                

                                                                 La Présidente LRDBAC

 

 

 

COPIE  À : Monsieur Y. CORDIER, Sous-Préfet -  Madame L. VALLAR Commissaire principale adjointe du commissariat de police du 13è, Madame E. GALLOIS, conseillère de Paris, Monsieur Y. CONTASSOT, conseiller de Paris – Monsieur J. COUMET, maire du 13è.